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C’est aujourd’hui que se tiennent les Etats généraux de l’automobile programmés par le gouvernement pour établir un plan de relance.
Moteur économique, l’automobile est, avec les différents sites PSA, les équipementiers, les sous-traitants, le premier secteur industriel employeur de Franche-Comté. Alors que la crise pourrait faire imaginer le pire quant à l’avenir de l’économie et de l’emploi de la région, cette dernière fait encore une fois preuve de réactivité, de dynamisme, et d’une capacité d’adaptation exceptionnelle ! Explications...
Les entreprises de la filière automobile franc-comtoise ont souvent été à l’origine des avancées technologiques de bon nombre d’autres filières industrielles et, de sous-traitantes, elles sont devenues force de proposition et porteuses de projet. Face aux nouveaux défis et mutations du secteur, elles s’inscrivent naturellement dans une dynamique d’innovation.
Les projets de mobilité et de véhicules de niche développés au sein du pôle positionnent les entreprises qui y sont associées sur des segments de marché pour lesquels les perspectives sont plus lisibles. Ces projets et les investissements en R&D des entreprises sont soutenus par les collectivités territoriales… les entreprises sont également soutenues dans leurs démarches commerciales.
Economia : le rendez-vous de la diversification…
Pour exemple : Economia 2009 piloté par la CCI du Doubs. Cette sixième édition qui donne rendez-vous aux PME franc-comtoises avec des donneurs d’ordre nationaux et internationaux sera « plus que jamais placée sous le signe de la diversification.», explique Nadine Lods-Mercier, chef du projet Economia. L’objectif, sans délaisser les activités liées la filière automobile, est de « s’appuyer sur les savoir-faire acquis dans l’automobile pour les transférer sur d’autres secteurs », résume-t-elle.
… 1,7M€ de chiffre d’affaires direct
Les enquêtes réalisées par la CCI du Doubs démontre le succès grandissant d’Economia : des donneurs d’ordre de secteurs aussi variés que la fabrication de fours, de compresseurs, d’appareils d’éclairage, de matériel de fermeture et de sécurité, de construction de moteurs pour aéronefs, l’horlogerie, le ferroviaire, l’énergie ou encore l’industrie pharmaceutique trouvent en Franche-Comté « les compétences, le savoir-faire, la rigueur et la qualité » qu’ils recherchent.
« C’est bien la preuve qu’il y a de véritables niches, des potentiels de transferts rapides et immédiats, ne nécessitant aucun investissement immédiat », souligne Nadine Lods-Mercier, et surtout que « les savoir-faire sont transposables. »
Prenant conscience que leurs compétences ont un avenir dans d’autres secteurs, les PME régionales s’engagent dans la diversification de leurs activités, encouragées et épaulées par les CCI franc-comtoises.
Le caractère innovant de la Franche-Comté n’est plus à prouver, elle sait se développer en se renouvelant même en temps de crise…
20 janvier 2009 |