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Maria Pilar Bernal mène ses travaux de recherche fondamentale en nano-optique pour améliorer les télécommunications. Elle et son mari, tous deux chercheurs CNRS, ont déjà eu l’occasion de vivre dans plusieurs pays et régions du monde. C’est en Franche-Comté, maintenant, qu’ils ont décidé de s’installer définitivement, elle nous explique ce choix…
De l’Espagne à la Franche-Comté en passant par la Californie...
Après avoir grandi à Saragosse et obtenu une licence de physique dans son pays natal, Maria décide avec son futur mari de poursuivre ses études aux Etats-Unis. C’est au centre IBM de la Silicon Valley (Californie) qu’elle prépare une thèse en optique sur la mémoire holographique. De retour en Espagne pour la soutenance de sa thèse en 1998, c’est en Suisse qu’elle travaillera ensuite en tant que post-doctorante, à l’EPFL - École Polytechnique Fédérale de Lausanne, en s’attachant cette fois plus particulièrement au domaine de la nano-optique ou microscopie champ proche.
C’est grâce à ses recherches en la matière qu’elle découvre la région, en collaborant avec l’équipe franc-comtoise « champ proche. » Elle se rend en effet plusieurs fois en Franche-Comté et est « enchantée » par « l’ambiance » et le caractère chaleureux des Francs-Comtois : « j’ai été tout de suite très bien accueillie ! » Un vrai coup de cœur qui l’a même incité à revenir y passer le week-end avec son mari !
En 2001, son mari mathématicien accepte un poste de chercheur CNRS dans un laboratoire sur la Côte d’Azur. Devenue maman la même année, Maria est déçue par cette nouvelle région où elle ne se plaît pas et ne se sent pas intégrée. C’est alors qu’on lui propose un poste de Maître de Conférences à l’UFR ST* de l’Université de Franche-Comté. Elle ne possède malheureusement pas l’une des qualifications requises mais cela lui « permet de renouer des contacts avec les chercheurs francs-comtois. »
L’optique en Franche-Comté
Et quand la question se pose de s’installer définitivement quelque part, c’est en terre comtoise que Maria et son mari souhaitent conjointement poser leurs bagages. Maria décide alors de déposer elle aussi un dossier CNRS pour le Département d’Optique de FEMTO-ST, situé à Besançon ; elle y sera nommée en 2003. Un événement qui ravi donc aussi son époux qui demande alors sa mutation au très connu Département de Mathématiques du même institut où il est accueilli à bras ouverts.
C’est en Franche-Comté que le couple de chercheurs hispaniques a trouvé son petit coin de paradis, ils y ont acheté une maison à Pouilley-les-Vignes, non loin de Besançon, la capitale régionale. « Si l’on doit partir ce ne sera pas de notre plein gré », affirme Maria avec son charmant accent dont elle plaisante facilement. De plus, même si elle est espagnole, « ma fille a l’accent franc-comtois et elle mange de la cancoillotte ! »
Malgré les 1 200 kilomètres qui les séparent tous les membres de leur famille et plusieurs de leurs amis sont déjà venus leur rendre visite dans le Doubs et se sont laisser charmer par le territoire : « ma belle-mère adore ! »
*Unité de Formation et de Recherche des Sciences et Techniques
Interview : C. Thomas |