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N'importe où en France, ceux qui écoutent Europe 1 le matin n'ont pas pu passé à côté de sa voix. Du lundi au vendredi à 7h45, Michel Grossiord anime la revue de presse aux côtés de Marc-Olivier Fogiel. L'animateur mais aussi l'homme, se dit jurassien avant d'être franc-comtois. Il nous raconte son parcours et le lien qu'il entretient avec la région...
Parlez-nous de vos origines et de votre parcours...
M.G : Grossiord est un nom typique du Haut Jura. Mon père est originaire de Septmoncel (Jura) puis il est venu s'installer sur Lons-le-Saunier où je suis né. J'y ai d'ailleurs passé toute mon enfance, puis j'ai quitté la région, en 1981, pour intégrer le Centre de Formation des Journalistes à Paris. Sorti de l'école, j'ai intégré Europe 1 et suivi le cursus du reporter radio : présentation des flashs horaires, la rubrique Culture, deux saisons d'Europe Midi, le journal de la mi-journée.
Quels sont vos souvenirs de la région ?
M.G : Les paysages : les Rousses, la région des Lacs... et les produits du terroir, notamment les Côtes du Jura et le Vin Jaune et bien sûr le Comté, dont je suis un fervent amateur. J'aime d'ailleurs faire découvrir ces produits à mes amis parisiens.
Quelles sont vos attaches à la région et au Jura plus précisément ?
M.G : Tout d'abord, ma famille, toujours installée là-bas que je vais voir régulièrement. Dans le monde de l'audiovisuel, il faut en permanence se faire sa place et persévérer, je pense que mon tempérament comtois y a beaucoup contribué.
Quelles sont vos idées pour développer la notoriété de notre région ?
M.G : Tout d'abord, je suis très irrité que beaucoup de gens confondent Besançon et Briançon et qu'ils ne sachent pas situer la Franche-Comté sur une carte. C'est certain, nous ne valorisons pas suffisamment nos atouts économiques et notre art de vivre. Nous pourrions, par exemple, organiser un festival des jeunes talents dans le Jura en parallèle de la Percée du Vin Jaune, il s'agirait d'un tremplin pour faire connaitre nos talents en matière de musique, de théâtre, de culture... et montrer ainsi que la Franche-Comté bouge !
Interview : A.Poirier |