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C’est le film Un prophète de Jacques Audiard qui a décroché le grand prix du Jury cette année au festival de Cannes. Une récompense largement méritée, en grande partie grâce à l’interprétation « bluffante » du rôle principal par le jeune acteur belfortain Tahar Rahim…
Biographie d’une étoile montante venue de Franche-Comté
Né en 1981 à Belfort, Tahar Rahim y a grandi et étudié. Son rêve : le cinéma.
Il intègre alors une formation spécialisée à Montpellier. Son indiscutable talent sera immédiatement repéré par le réalisateur Cyril Mennegun qui lui offrira son premier rôle dans un docu-fiction autobiographique intitulé Tahar l’étudiant qui sera présenté dans de nombreux festivals.
Son premier rôle au cinéma sera celui d’un policier municipal dans le film À l’intérieur d’Alexandre Bustillo et Julien Maury. C’est en jouant une petite frappe de cité du nom de Yazid Fikry dans la série La Commune, diffusée en 2007 sur Canal +, que Tahar Rahim commence à se faire reconnaître auprès de la profession.
Le comédien franc-comtois est également monté sur les planches : entre 2007 et 2008, dirigé par Hélène Zidi-Chéruy dans la comédie Libres sont les papillons de Leonard Gersh, il est dans la peau d’un jeune aveugle face à Lola Zidi.
Le jeune homme de 28 ans avait déjà reçu plusieurs distinctions et de nombreuses critiques élogieuses mais son interprétation magistrale dans le film d’Audiard de Malik El Djebna, un orphelin d'origine maghrébine qui gravit les échelons du crime organisé grâce à la protection de la mafia corse et d'un imam, l’a « propulsé du statut de jeune talent prometteur à celui de star du cinéma français dans tous les médias spécialisés. »
En atteste l’exposition médiatique qui a accompagné son passage sur la Croisette. |